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Mise à la terre artificielle : son rôle et comment l’installer

La mise à la terre est un dispositif de protection destiné à protéger les occupants d’un bâtiment d’une électrisation ou d’une électrocution. Enfouie dans la terre, cette prise se doit de répondre à certains critères pour éviter tout risque lors de travaux d’excavation ou sur la fondation de votre maison ou bâtisse.

Électricité de la maison : Mise en terre artificielle
Électricité de la maison : Mise en terre artificielle

Cet article a pour objectif d’expliquer le principe de fonctionnement d’une prise à la terre. Il abordera par la suite les spécificités d’une mise à la terre artificielle, solution de plus en plus rencontrée du fait des nouvelles techniques utilisées dans le secteur de la construction.

Mise à la terre, comment ça marche?

La mise à la terre est un dispositif de protection obligatoire exigé par le Chapitre V du Code Construction du Québec. Ce système permet de prévenir les risques d’électrocution pouvant survenir lors de l’usage d’un appareil ménager présentant un défaut d’isolement tel qu’un câble dénudé qui serait en contact avec la carcasse métallique de cet appareil.

Voici comment ce dispositif se présente concrètement.

La prise de terre est un fil conducteur reliant le coffret de branchement au sol afin d’évacuer les courants de défaut (d’où le nom de « terre »). Chaque branchement individuel présente également un raccordement à une prise de terre. En cas de problème, ces courants de défaut sont détectés par un Disjoncteur Différentiel de Fuite à la Terre qui s’enclenche afin de couper l’alimentation.

Le raccordement entre l’alimentation électrique et la terre se fait généralement via la tuyauterie de cuivre du réseau d’eau de la bâtisse.

Pourquoi une prise de terre artificielle?

De nos jours, il est de plus en plus courant que les tuyaux de plomberie soient composés de plastique et non pas de cuivre. Ce matériau n’étant pas conducteur, une prise de terre artificielle est donc obligatoire.

Le Code de Construction Québec autorise trois types de raccordements à la terre, parmi lesquels :

  • Prise de terre à plaque. Celle si doit présentée une surface minimale de 0,2m2. Elle doit être enterrée à 600mm du niveau du sol. La plaque peut être composée de fer, d’acier ou de métal non ferreux. Celle-ci doit avoir au moins 6mm d’épaisseur dans le cas où elle est composée de métal ferreux et au mois 1,5mm pour les autres types de métal.
  • Prise de terre enrobée de béton. La prise se présente sous la forme d’un câble en cuivre de 6m de longueur minimum ou d’une plaque métallique de 0,4m2 minimum en contact direct avec la terre. Celle-ci doit être enfouie dans les 50mm de fond d’une semelle bétonnée d’une fondation et qui s’enfonce encore d’au moins 600mm sous le niveau du sol.
  • Prise de terre à tiges. Ce type de raccordement à la terre doit compter deux tiges de 3m de longueur minimum. Ces tiges doivent être espacées de 3m chacune et être plantées dans le sol. Si celles-ci sont composées de métal ferreux, leur diamètre doit être de 15,8mm. Dans le cas de tiges en cuivre ou en aluminium, le diamètre minimal doit être de 12,7mm.

Pour rappel, ces dispositifs sont des mesures de sécurité contre les électrisations et les électrocutions. Ne prenez donc pas ces travaux à la légère. Ne les effectuez que si vous êtes habilités pour les travaux électriques. Dans le cas contraire, contactez un électricien agréé.

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